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Un bébé s'en vient

Une histoire ne devrait jamais promettre à un aîné qu'il va aimer ça, ni qu'il sera un grand frère ou une grande soeur formidable. Ce sont des promesses que personne ne peut tenir, et l'enfant s'en souvient. Ce qui aide, c'est de montrer la maison telle qu'elle sera pour vrai, avec les nouvelles routines et les mots pour les dire, et de laisser le héros ressentir plusieurs choses à la fois sans que ce soit un problème à corriger.

Ce que dit la recherche

  • Relier l'histoire à sa vraie vie aide le transfert.

    Faire un pont explicite entre ce que vit le personnage et la journée ordinaire de l'enfant est ce qui fait passer l'apprentissage de l'histoire à la vie. Nos histoires pour tout-petits contiennent ce pont « comme toi » de façon délibérée.

  • Demander de l'aide est une habileté, pas une faiblesse.

    Reconnaître un besoin, le nommer, et demander est une compétence qui s'apprend. Dans une maison où l'attention se partage soudainement, c'est exactement l'habileté dont l'aîné a besoin.

  • Une routine familière rassure plus qu'une explication.

    Pour un enfant de 2 ou 3 ans, l'histoire ne raconte pas l'arrivée du bébé comme un événement. Elle raconte la maison avec le bébé dedans, étape par étape, avec les mots pertinents semés et répétés.

Ce que Lunelo écrit, selon l'âge

  1. 2 et 3 ans

    La maison, pas l'événement.

    Une routine familière de la maison avec le bébé, un seul lieu, les mots nouveaux répétés au moins trois fois chacun. Aucune séparation jouée en suspense.

  2. 4 et 5 ans

    Le héros trouve sa place lui-même.

    Il essaie quelque chose qui ne marche pas, puis autre chose. L'adulte donne un élan, jamais la solution. Aucune histoire ne se termine par un adulte qui explique ce qu'est un grand frère.

  3. 6 à 8 ans

    Un vrai dilemme, pas juste un ajustement.

    Le héros doit choisir entre deux choses qui comptent toutes les deux pour lui. C'est plus honnête, et c'est plus proche de ce qu'il vit.

  4. 9 à 12 ans

    La place qu'on prend dans une famille.

    Des thèmes identitaires, des choix aux enjeux réels, et le droit de trouver ça compliqué sans que l'histoire le corrige.

Ce qu'une histoire ne devrait jamais faire

  • Ne jamais promettre à l'enfant ce qu'il va ressentir. Ni qu'il va adorer le bébé, ni qu'il sera un grand frère parfait.
  • Ne jamais faire de la jalousie de l'aîné le problème que l'histoire vient régler.
  • Ne jamais jouer la séparation d'avec un parent en suspense, surtout avant quatre ans.
  • Ne jamais terminer sur un adulte qui explique la morale de la situation.

Une chose à faire ce soir

Faites le pont vous-même après l'histoire : « Toi aussi, aujourd'hui, tu as fait ça? » Une question courte suffit. Et si votre enfant demande de l'aide dans les prochaines semaines, soulignez que c'était une bonne idée d'avoir demandé, plutôt que de simplement aider.

Extrait, 3 ans
Le matin, maman donne le boire au bébé. Mila, elle, mange ses rôties toute seule comme une grande. Et après, c'est le tour de Mila d'avoir un câlin. Chacun son tour. Le bébé, puis Mila. Puis le bébé. Puis Mila.

Questions fréquentes

Créer une histoire pour l'aîné

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